lundi 28 mai 2018
vendredi 25 mai 2018
NOTES DE LECTURE (III)
CHRISTOPHE BREGAINT
Dernier atome d'un horizon (Ed. Tarmac, Nancy, 2018)
-Chercher les tropismes, l'inertie s'il le faut. Mais toujours dans la conscience du non-sens de l'existence.
-Est-il encore possible de parler, ou les mots sont-ils étouffés?
-Le langage n'est qu'une question devant un déterminisme vers le néant.
-Les vers courts lancent des éclats, s'érigent en atomes. Isolés, ils ne sont qu'un début de compréhension du monde. Mais si indispensables!
-Espoir mitigé ou pessimisme?
-Comme impuissant face au temps qui passe. Mais nous sommes les seuls qui pouvons agir. Personne-ou rien- ne le fera pour nous.
jeudi 19 avril 2018
RETRATO
Cómo se acompasa la
nada al sonido de sílex de tus pasos que se alejan
incendiando la
estopa de los ojos bovinos de los que no te comprenden
porque eres alta y
libre y púrpura si lo quisieras,
o teclas negras,
o cántaro de barro:
cualquier cosa para
mostrar sin esforzarte
que tus caderas
descerrajan las miradas de las viejas en los miradores
y la mía, que se
queda herida porque no te convence de nada
después de haberte
amado una vez más como un primerizo.
mardi 17 avril 2018
NOTES DE LECTURE (II)
JEAN HOURLIER, DANS LE BOIS DES ABSENTS (Ed.du Petit Pavé 2012)
-Nature hostile, mais considérée aussi comme un point de lutte.
-Le corps, le charnel comme un réfuge fragile.
-Une grande musicalité pour exprimer un combat tellurique qu'on sait, peut-être, perdu d'avance.
-L'essence des choses est douloureuse, mais la parole poétique cherche, discrète souvent, comme une incantation parfois, la vérité, même au delà de l'horizon.
-Quelle vérité d'ailleurs?
-La force surgit de la tension entre un univers que les images poétiques essayent de rendre harmonieux et un sentiment sous-jacent de chaos et de désunion.
-Nature hostile, mais considérée aussi comme un point de lutte.
-Le corps, le charnel comme un réfuge fragile.
-Une grande musicalité pour exprimer un combat tellurique qu'on sait, peut-être, perdu d'avance.
-L'essence des choses est douloureuse, mais la parole poétique cherche, discrète souvent, comme une incantation parfois, la vérité, même au delà de l'horizon.
-Quelle vérité d'ailleurs?
-La force surgit de la tension entre un univers que les images poétiques essayent de rendre harmonieux et un sentiment sous-jacent de chaos et de désunion.
lundi 16 avril 2018
NOTES DE LECTURE (I)
CATHERINE ANDRIEU - CE MONDE M'ETONNE (Rafael de Surtis, 2017)
-Un être déchiré. Perdu d'emblée dans le monde.
-Issue: la métamorphose. Ou la vie elle même, "nécessaire et urgente": besoin animal de l'ici et du maintenant.
-Dialectique donc entre ne pas savoir être et le vouloir, dans la douleur de l'incompréhension du monde et la passion de l'étonnement.
-Métamorphoses? devenir objet (sexuel). Etre utilisé(e), est-ce la seule raison pour avoir l'impression d'être utile?
-Pas de codes. On ne juge pas.
-Inadapté(e) au monde et à ses règles, qui contredisent en permanence l'envie d'être et nous donnent la sensation de ne rien savoir.
-Métamorphoses. Ou miroirs?
-Le rire comme un exutoire car être, c'est être brisé. Ou briser, arracher. Rire pour se montrer et montrer son incompréhension devant la réalité voulue par les autres..
-Vivre en soi, pour soi: une folie? En réalité, une recherche de soi, une quête, justement, de la façon de s'arracher devant l'incongruité du monde.
-Un être déchiré. Perdu d'emblée dans le monde.
-Issue: la métamorphose. Ou la vie elle même, "nécessaire et urgente": besoin animal de l'ici et du maintenant.
-Dialectique donc entre ne pas savoir être et le vouloir, dans la douleur de l'incompréhension du monde et la passion de l'étonnement.
-Métamorphoses? devenir objet (sexuel). Etre utilisé(e), est-ce la seule raison pour avoir l'impression d'être utile?
-Pas de codes. On ne juge pas.
-Inadapté(e) au monde et à ses règles, qui contredisent en permanence l'envie d'être et nous donnent la sensation de ne rien savoir.
-Métamorphoses. Ou miroirs?
-Le rire comme un exutoire car être, c'est être brisé. Ou briser, arracher. Rire pour se montrer et montrer son incompréhension devant la réalité voulue par les autres..
-Vivre en soi, pour soi: une folie? En réalité, une recherche de soi, une quête, justement, de la façon de s'arracher devant l'incongruité du monde.
dimanche 15 avril 2018
ES VERANO HASTA QUE DESPIERTO
(Poema publicado en la revista FABULA n°41, Otoño-invierno de 2017)
A veces como plantas enraizadas en el útero de las nubes
y sueño con lugares que nunca he visitado.
A veces como plantas enraizadas en el útero de las nubes
y sueño con lugares que nunca he visitado.
Bruselas me desconoce y las torres grises que crecen en la hierba
son marañas de lenguas que la sequía aguarda.
A veces como gotas en el cansancio cambiante de las nubes.
Hay ciudades de Holanda que imagino de barro
y de juncos azules
y los ramos que los niños tejen aguardan el rocío
para mantener la lucha.
A veces como carnes de nubes
que raspan los atardeceres con un ruido de guijarros.
El desierto de Túnez es un lienzo que contemplo
en una enciclopedia de relojes sin tiempo
y en las calles donde se abren mis quimeras
deshilacho alfombras y adoquines
admirando los viajes invernales de las cigüeñas.
Descuartizo a veces las nubes con los dientes
para esparcir los jirones en las almohadas de los lagos.
En Berlín amarillean las fachadas a las tres de la mañana
y en el primer frío de agosto
las espaldas son sólo un mapa de vértebras
que las manos de un futuro frágil descifran.
Por fin con las primeras luces respiro nubes
y olvido entonces cada ruta
inscribiendo en un cuaderno basto las sombras de los muros
que comienzan ya a insinuarse en la mañana.
son marañas de lenguas que la sequía aguarda.
A veces como gotas en el cansancio cambiante de las nubes.
Hay ciudades de Holanda que imagino de barro
y de juncos azules
y los ramos que los niños tejen aguardan el rocío
para mantener la lucha.
A veces como carnes de nubes
que raspan los atardeceres con un ruido de guijarros.
El desierto de Túnez es un lienzo que contemplo
en una enciclopedia de relojes sin tiempo
y en las calles donde se abren mis quimeras
deshilacho alfombras y adoquines
admirando los viajes invernales de las cigüeñas.
Descuartizo a veces las nubes con los dientes
para esparcir los jirones en las almohadas de los lagos.
En Berlín amarillean las fachadas a las tres de la mañana
y en el primer frío de agosto
las espaldas son sólo un mapa de vértebras
que las manos de un futuro frágil descifran.
Por fin con las primeras luces respiro nubes
y olvido entonces cada ruta
inscribiendo en un cuaderno basto las sombras de los muros
que comienzan ya a insinuarse en la mañana.
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