mardi 2 juillet 2019

Alex Chico en La Piraña

https://www.piranhamx.club/index.php/quienes-somos-2/le-piranha-transoceanique/item/878-alex-chico-poemas-de-habitacion-en-w-la-isla-de-siltola-sevilla-2014-traduits-de-l-espagnol-par-miguel-angel-real?fbclid=IwAR2WplJiIa83-ThvMwirieCwbOIr4SWEiY0C_2XEj-wTgMVSmvkgYA0QOmY

 ALEX CHICO
POEMAS DE “HABITACIÓN EN W”, La isla de Siltolá, Sevilla 2014
Traduits de l'espagnol par Miguel Ángel Real



SOBRE UN TEMA DE BLAS DE OTERO


Pregunto por la distancia
entre el libro y la vida
y accedo a la ventana para ver el mundo.
Una comarca indescifrable se abre paso
y me quedo a mitad de camino.
Establezco un pacto secreto con alguien
que asoma entre líneas.
No es más que un rostro oculto
a la espera de un nombre.

Se detiene el lenguaje
y descubre su función de siglos:
definir, en su justa medida,
las sombras que se deslizan
sobre una casa extranjera.

Pregunto por la distancia
y compruebo que no existe espacio
entre uno y otro punto.
Solo una extraña manera de permanecer,
de fingir,
de estar atento.

Aparentar que somos uno
cuando, al observar por la ventana,
también mentimos.



SUR UN THEME DE BLAS DE OTERO

Je m'interroge sur la distance
entre le livre et la vie
et j'accède à la fenêtre pour voir le monde.
Une contrée indéchiffrable se fraye un passage
et je reste à la moitié du chemin.
J'établis un pacte secret avec quelqu'un
qui pointe entre les lignes.
Ce n'est qu'un visage caché
en attente d'un homme.

Le langage s'arrête
et il découvre sa fonction séculaire :
définir, à leur juste mesure,
les ombres qui glissent
sur une maison étrangère.

Je m'interroge sur la distance
et je constate qu'il n'existe pas d'espace
entre un point et un autre.
Rien qu'une étrange manière de rester,
de feindre,
d'être attentif.

Prétendre qu'on est un
quand, en observant par la fenêtre,
nous mentons aussi.




ENCUENTRO


Somos el paisaje que ahora observamos.
Somos las aguas detenidas creando bancales.
Somos un  lugar remoto
y su proximidad al leerlo.
Somos el revés de una ciudad soñada.
Somos este entorno lleno de valles.
Su densidad cuando, al prevenirnos,
también nos expone.
Somos ese límite del mundo
que construyó murallas.
Somos su  forma de aislarnos.
Somos un cementerio de Yuste,
con ciento ochenta tumbas de soldados alemanes.
Somos memoria común
y, por familiar, callada.
Somos la moneda que alberga
en una misma cara ida y regreso.
Somos un  paseo a media tarde.
Somos cada uno de los palacios
que recuerdan un esplendor clausurado.
Somos ese instante perpetuo
a partir de unas pocas, sencillas verdades.
Somos  el abandono y  las ruinas,
la geografía de una naturaleza póstuma siempre.
Somos el río a su paso por una isla talada.
Somos esa encina solitaria que,
al llegar la noche, dialoga con el pasado.
Somos un territorio del suroeste de Europa.
Somos lugares de tránsito,
sus estaciones y sus dársenas.
Somos las vías de un tren regresando a Lisboa.
Los barcos sumergidos en el golfo de Nápoles.
Las islas por siempre varadas
de los mares de Grecia.
Somos la fotografía que se olvidó
sobre una mesa.
Somos el recuerdo de alguien que no existe,
mientras fija su perfil en los muros
desconchados de una ciudad del sur.
Somos esa luz que hacia dentro se dirige.

Somos  amigos.
Eso nos basta.



RENCONTRE

Nous sommes le passage que nous observons à présent.
Nous sommes les eaux arrêtées qui créent des terrasses.
Nous sommes un endroit lointain
et sa proximité quand on le lit.
Nous sommes l'envers d'une ville rêvée.
Nous sommes cet environnement rempli de vallées.
Sa densité quand, en nous prévenant,
il nous expose aussi.
Nous sommes cette limite du monde
qui a construit des murailles.
Nous sommes sa façon de nous isoler.
Nous sommes un cimetière de Yuste,
avec cent quatre-vingt tombes de soldats allemands.
Nous sommes la mémoire commune
et, en tant que familière, non dite.
Nous sommes la monnaie qui héberge
sur un seul côté l'aller et le retour.
Nous sommes une promenade au milieu de l'après-midi.
Nous sommes chacun des palais
qui rappellent une splendeur clôturée.
Nous sommes cet instant perpétuel
à partir de quelques vérités simples.
Nous sommes l'abandon et les ruines,
la géographie d'une nature toujours posthume.
Nous sommes le fleuve qui traverse une île élaguée.
Nous sommes ce chêne vert solitaire qui,
quand la nuit arrive, dialogue avec le passé.
Nous sommes un territoire du sud-ouest de l'Europe.
Nous sommes des lieux de passage,
leurs gares et leurs quais.
Nous sommes les voies d'un train qui retourne à Lisbonne.
Les bateaux coulés dans le golfe de Naples.
Les îles à jamais échouées
des mers de Grèce.
Nous sommes la photographie oubliée
sur une table.
Nous sommes le souvenir de quelqu'un qui n'existe pas,
pendant qu'il fixe son profil sur les murs
écaillés d'une ville du sud.
Nous sommes cette lumière qui se dirige vers l'intérieur.

Nous sommes des amis.
Cela nous suffit.


LA CURA

A veces todo lo importante
sucede en una minúscula fracción de tiempo:
el dibujo que alguien traza mientras cae,
la linea trasparente del curso del agua.
Ambos vuelven de lejos
y se reúnen con otra corriente más lejana.
La grieta se abre y nos descubre,
en su profundidad, una razón oculta.
(La alegría que supone vivir a solas
cuando te protegen ciertos seres,
igualmente invisibles.
La forma de estar en otros.
Los aplausos de un auditorio en ruinas.
La piel al descamarse lentamente por el frío).

Basta solo un minuto
para conocer las leyes del mundo.
Un fragmento.
Una pieza, mínima e insignificante,
capaz de enseñarnos
que resulta todo en ocasiones.
También vivir.


LA CURE

Parfois tout ce qui est important
arrive en un minuscule lapse de temps :
le dessin que quelqu'un trace pendant qu'il tombe,
la ligne transparente du cours de l'eau.
Tous deux reviennent de loin
et se réunissent avec un autre courant plus lointain.
La fissure s'ouvre et nous découvre,
dans sa profondeur, une raison cachée.
(La joie que suppose de vivre seul
quand certains êtres te protègent,
également invisibles.
La façon d'être en d'autres.
Les applaudissements d'un auditoire en ruine.
La peau qui desquame lentement à cause du froid).

Il suffit seulement d'une minute
pour connaître les lois du monde.
Un fragment.
Une pièce, minime et insignifiante,
capable de nous apprendre
qu'elle devient tout parfois.
Vivre aussi.


                          
NOSOTROS, LOS SOLITARIOS

Hay un reflejo y es efímero.
Ni siquiera la sombra nos acompaña.
Este domicilio de nadie
está en penumbra.
Así conservamos el aire,
los pocos alimentos
que nos mantienen aún con vida,
las paredes y su extraña palpitación
al ser golpeadas.
Fuera, el viento convierte en óxido
los goznes de la puerta,
los pliegues ya inservibles de las ventanas.

Y, sin embargo, conseguimos perpetuarnos.
Con alegría enferma,
en palabras de Ungaretti.
Salimos de la cueva
y pisamos la tierra con fuerza.
Alguien sentirá nuestro temblor
en otra parte.

Las sombras, al juntarse,
construyen algo parecido a la luz.


NOUS, LES SOLITAIRES

Il y a un reflet et c'est éphémère.
Même l'ombre ne nous accompagne pas.
Ce domicile de personne
est dans la pénombre.
Comme ça nous conservons l'air,
le peu d'aliments
qui nous maintiennent encore en vie,
les murs et leur étrange palpitation
quand ils sont frappés.
Dehors, le vent transforme en rouille
les gonds de la porte,
les plis finalement inutiles des fenêtres.

Et, pourtant, nous arrivons à nous perpétuer.
Avec une joie maladive,
en termes d'Ungaretti.
Nous sortons de la grotte
et nous foulons la terre avec force.
Quelqu'un ressentira notre tremblement
ailleurs.

Les ombres, en s'unissant,
construisent quelque chose qui ressemble à la lumière.


vendredi 28 juin 2019

Louis Bertholom en español

Mi traducción de algunos textos del poeta bretón Louis Bertholom, en La Piraña

https://www.piranhamx.club/index.php/quienes-somos-2/ventana-francesa/item/877-louis-bertholom-poemas-de-paroles-pour-les-silences-a-venir-ed-sauvages-2015-traduccion-de-miguel-angel-real?fbclid=IwAR26DYC3TdBVRMKKjLqwL02MhLrQqXqnOmP71Ar_LhmXyRWEDoGuuNsMPV0


LOUIS BERTHOLOM
Poemas de “Paroles pour les silences à venir”, Ed. Sauvages, 2015
Traducción de Miguel Ángel Real




La grande fenêtre

A Bruno Geneste

La poésie traîne dans le ciel,
chaque aube une métaphore,
chaque crépuscule une abstraction
dans le silence.

La grande fenêtre,
de ses rideaux de nuages,
ses vitres de vent,
dessine des songes embués
qui tournent comme les pages
d'un illustré bariolé à n'en plus finir
de peindre le temps qui passe.

On pénètre une toile de Soulages
dans la nuit sans lune
quand le ciel se charge
du store épais
que chante l'effraie.

Dans les périodes bleues
du peintre céleste
n'avons-nous pas le cœur à l'églogue
aux messes des cigales  ?

Sous un toit infini
à la lucarne ouverte,
les mots, les notes
d'un dictionnaire sans reliure
pleuvent en semant ses pages.

Langage qui nous vient
de la grande béance
tantôt de larmes,
tantôt de fleurs blanches,
mais aussi de feu violent
à tourner les chapitres
de lectures vives, lentes,
à effacer les phrases
de sa gomme érosive.

La mansarde transparente,
aube, crépuscule,
azur, étoiles
d'une fenêtre cinétique,
voûte lointaine
où naît le rêve
aux parfums de liberté.

Quimper, le 24 janvier 2015.


EL VENTANAL

A Bruno Geneste

La poesía se arrastra por el cielo,
cada amanecer una metáfora,
cada crepúsculo una abstracción
en el silencio.

El ventanal,
con sus cortinas de nubes,
sus cristales de viento,
dibuja sueños empañados
que giran como las páginas
de una revista de interminables colores
que pinta el tiempo que pasa.

Penetramos un lienzo de Soulages
en la noche sin luna
cuando el cielo se llena
con la persiana espesa
que canta la lechuza.

En los períodos azules
del pintor celeste
¿no se nos va el corazón hacia la égloga,
hacia las misas de las cigarras?

Bajo un techo infinito
con el tragaluz abierto,
las palabras, las notas
de un diccionario sin encuadernar
llueven sembrando sus páginas.

Lenguaje que nos llega
de la gran hendidura
unas veces de lágrimas
otras de flores blancas,
o aun de fuego violento
para pasar los capítulos
de las lecturas vivas, lentas,
para borrar las frases
con su goma erosiva.

La buhardilla transparente,
amanecer, crepúsculo,
azul, estrellas
de una ventana cinética,
bóveda lejana
donde nace el sueño
con aromas de libertad.

Quimper, 24 de enero de 2015



Comme la flamme

L 'amour c 'est la dépendance
de l'indépendance.
            Georges Perros


Je me tiens droit comme la flamme
happe l'oxygène de l'amour
dans sa lumière tremblée
que le vent des pensées abreuve.
Je ris jaune et bleu
quand se consume l'instant
à la braise de la vie
d'une éphémère lumière.

Je danse, je brûle dans l'attente
de boire à la source
le fruit de la vie
qui nous prolonge comme
la flamme de la flamme,
dans les draps de la nuit,
devient la lampe
des instants éternels.

La vie est une soif renouvelée
par la fin où reposent les désirs
avec le clin d'oeil des étoiles,
la mémoire des éclairs
dans la foudre des âmes
qui embrasse les  moments fébriles
pour que l'ombre soit une fête
à l'aurore divin des partages.


Quimper, décembre 2013



COMO LA LLAMA

L'amour c'est la dépendance
de l'indépendance
Georges Perros


Me mantengo erguido como la llama
se traga el oxígeno del amor
con su luz temblada
que el viento de los pensamientos abreva.
Tengo una risa desganada y azul
cuando se consume el instante
ante el ascua de la vida
de una efímera luz.

Bailo, me quemo en la espera
de beber en la fuente
el fruto de la vida
que nos prolonga como
la llama de la llama,
en las sábanas de la noche,
se convierte en lámpara
de instantes eternos.

La vida es una sed renovada
por el fin donde descansan los deseos
con el guiño de las estrellas,
la memoria de los relámpagos
en el rayo de las almas
que abraza los momentos febriles
para que la sombra sea una fiesta
en la aurora divina del compartir.

Quimper, diciembre de 2013





L'usure


Le  temps s'achemine dans les veines,
traverse le corps,
brise douce, eau étale
qui hésite à quitter le lit
de ses ruminations.

Le temps, notion abstraite
que chacun évalue selon son usure,
relative à chaque vitesse de l'âge.

Le papillon s'essoufflera en quelques jours
pour se diluer dans la poussière.

La pierre semble éternelle,
nous ne sommes pas à l'échelle
de son apparente permanence.

L'âge est la mesure fixée par l'homme,
une jauge de l'existence
jusqu'à l'épuisement  fmal
sous  le ciel recommencé.

Distorsion des jours, des mois
à l'automne de la vie
quand s'accélère inexorablement
notre passage animé,
loyer de présence,
bail qui s'achève au dernier souffle.

L'absence ouvre une autre porte
dans le prolongement d'un nouveau voyage
qui ne s'usera qu'avec
la mort des étoiles.

Quimper, le 23 octobre 2014.





DESGASTE


El tiempo se encamina por las venas,
atraviesa el cuerpo,
brisa suave, agua inmóvil
que duda en dejar el cauce
de sus rumias.

El tiempo, noción abstracta
que cada uno valora según su desgaste,
relativo a cada ritmo de la edad.

La mariposa se ahogará en unos días
para diluirse en el polvo.

La piedra parece eterna,
no estamos hechos a escala
de su aparente permanencia.

La edad es la medida que el hombre fija,
un indicador de la existencia
hasta el agotamiento final
bajo el cielo recomenzado.

Distorsión de los días, de los meses
en el otoño de la vida
cuando se acelera inexorable
nuestro paso animado,
alquiler de presencia,
contrato que termina con el último aliento.

La ausencia abre otra puerta
en la prolongación de un nuevo viaje
que solo se desgastará con
la muerte de las estrellas.

Quimper, 23 de octubre de 2014


Avec Tomas Tranströmer

Dans le silence
la blancheur froide
de pure Baltique
oiseau au regard perçant
qui va, traversant
loin des horloges
des boussoles
des vacarmes du monde
savourer l'aphasie
d'un verbe nouveau,
tâter le nerf des brumes
jusqu'à l'autre rive
d'une Suède de l'esprit
de la mémoire des runes
au dédale des îles,
des vents aveugles
et la terre et la mer
de Tomas Tranströmer...

Quimper, le 28 mars 2015, jour même où j'apprends par
la presse le décès de Tomas Tranströmer.



CON TOMAS TRANSTRŐMER



En el silencio
la blancura fría
de puro Báltico
pájaro de mirada penetrante
que va, atravesando
lejos de los relojes
de las brújulas
de los estrépitos del mundo
a saborear la afasia
de un verbo nuevo,
a palpar el nervio de las brumas
hasta la otra orilla
de una Suecia de la mente
de la memoria de las runas
en el dédalo de las islas,
de los vientos ciegos
y la tierra y el mar
de Tomas Tranströmer...

mercredi 26 juin 2019

NOTAS DE LECTURA XX - ANIMALICEMONOS, de David G. Lago, o el elogio de la cordura... animal.

Nos describe David G Lago en su último y acertado poemario a un hombre alejado de la armonía natural.

Ya nadie escucha.
Ya nadie huele.

Al desentenderse de ella es cuando, precisamente, perdemos nuestra humanidad. ¿Qué solución tenemos? Pues “animalizarse”, que significa en realidad ganar en pureza y evitar los filtros sucios que creamos para lanzar una mirada que desfigura la realidad, al olvidarla.
Hay pues que dibujar un norte en la mirada y hacer una pausa en el deleite del mundo y de la vida, algo de lo que somos incapaces en nuestra sociedad actual.

El título del poemario es una invitación a luchar contra este mundo que hemos vuelto aséptico aunque sea poético en sí: nos empeñamos en alterarlo para demostrar una fuerza egoísta que nos conduce al desastre:

Comemos de la mano del verdugo
-esa misma mano que nos alimenta
con una dieta de abundante veneno-

Se trata de un libro de lenguaje directo para combatir la uniformización del pensamiento, reivindicando así el valor de la palabra poética en su riqueza de connotaciones que hemos ido dejando de lado.

¿Es entonces el hombre un lobo para el hombre? Pues lo cierto es que el ser humano actual supera con creces esta frase de Hobbes. Una de las conclusiones a las que nos conducen los poemas es que tal vez lo dramático sea que los humanos sean... hombres en vez de lobos. Y es que es el ser humano quien, creyéndose rey de la creación, anda equivocado:

estas aves zancudas
nos recitan poemas
que nos enseñan
quién está fuera de contexto.

Nuestra pretensión se ha convertido en un dogma, porque despreciamos lo animal, lo “salvaje”, cuando la artificialidad del mundo que hemos construido (y no creado) no otorga satisfacción alguna: no somos sino necios filósofos, expertos en buscar artimañas para que nada nos despierte, como esa tela que encubre la jaula de un pájaro y que en puridad lo apaga todo.

Debemos pues recuperar la felina inquietud y morder feroces las esquinas del tiempo. Aunque no haya angelismo en la propuesta del autor, que reconoce que es difícil vivir como se quiere. De manera cíclica, el libro termina con la orden enunciada en el título para recobrar al fin nuestra cordura primigenia, la animalización, lo cual visto lo visto, ya sería una hazaña.


David G. Lago, Animalicémonos, Boria ediciones, 2019

lundi 24 juin 2019

NOTAS DE LECTURA XIX: Jesús Cárdenas: Los falsos días.

El último poemario de Jesús Cárdenas nos invita a reflexionar sobre el sentido de las cosas y sobre el poder que tienen las palabras para evocarlas
En realidad, la pregunta que se hace el poeta a lo largo del libro es si podemos aprehender el mundo, si las palabras consiguen definir la realidad que se revela constantemente frágil e huidiza. 20160912-001943 / FR011658T
metódicamente las piedras mienten
al borde de las heridas

En el vaivén de emociones al que nos vemos arrastrados, entre esperanza y nihilismo, queda claro que la unidad de valor que debemos utilizar para expresar nuestras emociones es el verso y su estancia confiada, que nos sirve para avanzar, tal vez.

Otro de los refugios en los que podemos hallar consuelo es la naturaleza, tema de predilección de Cárdenas, pero que se revela una vez más inestable, puesto que vivimos sobre alambres. Esa inestabilidad forma un eco con el dolor que conlleva toda relación amorosa, aunque en este poemario se evidencia un tesón para revindicar al otro como esencia:

pronuncio una vez más tu nombre
y me sabe al azul de las mareas.

En una progresión muy elaborada, y siempre utilizando una musicalidad notable, poco a poco va quedando claro que las palabras, a pesar de todo, son esenciales, como es esencial el papel del poeta, encumbrado porque es él el único capaz de transformar el mundo (ver el intenso poema “La mano del poeta”, p42).
En este rendirse a las palabras hay momentos de duda, ya que pueden ser fuente de desazón si no aceptamos su significado. Puesto que amor y recuerdo también son frágiles, nos adentramos en algunos poemas en los que surge el pesimismo, o más bien una clarividencia del nihilismo que prevalece ante la fugacidad de la existencia, solo matizada por la presencia del otro.

Concluye el poemario, precisamente, con algunos poemas de gran sensualidad que muestran una querencia de vida a pesar de todo

Tras los gemidos, el perfume de la vida.

Porque en la textura exacta de la piel del ser amado existe lo indispensable y nace la esperanza, con la que concluye este excelente libro, afirmando que

Sólo tú me salvarás, si yerra mi salto.


Jesús Cárdenas, Los falsos días, Ed. Alhulia, 2019

lundi 29 avril 2019

PRESENTANDO "ZOOLOGIAS"

Un poema de mi libro Zoologías (Ed. En Huida). Presentación en la librería Sandoval,  Valladolid,10/04/2019

jeudi 4 avril 2019

ZOOLOGIAS, COMO UN COMIENZO

Día grande, amig@s. Aquí está mi primer poemario. Siento una gran emoción que quiero compartir con vosotros. Y si os lanzáis a su lectura, espero que os guste.
Millones de gracias a Martín Lucía y a las Ediciones En Huida. Y un abrazo muy especial a Álvaro Campos.

https://www.edicionesenhuida.es/producto/zoologias/

Resema #35 - ROCÍO EXPÓSITO - Asombro

   Un o una resema es una reseña poética, que surge de la emoción de la lectura de un libro. Los versos en cursiva pertenecen al poemario le...